Témoignage de Martine Bourlon, éleveur Doux


Martine Bourlon, éleveur de poulet/dinde avec un élevage de 1200 m2, à Catigny (60- Oise).

Martine Bourlon, éleveur Doux

Comment en êtes-vous venue à faire ce métier ?

Je suis fille et épouse d’agriculteur. Par choix de vie, nous avons décidé de monter un élevage avicole en 1997. Cela m’a permis de rester travailler à la ferme et de pouvoir m’occuper de mes 2 enfants.

Qu’est-ce qui vous intéresse le plus dans votre quotidien ?

C’est une production qui me permet d’organiser à ma convenance le temps de travail quotidien entre l’élevage et les autres tâches.

Racontez nous une journée type d’un éleveur ?

Je me rends une première fois au poulailler le matin, vers 8 heures. Ma première attention va à l’observation du comportement des animaux et l’état de la litière. Cela me permet d’anticiper tout problème sanitaire et de corriger si besoin les paramètres d’ambiance (chauffage, ventilation…). Tous les 5 jours, je fais une pesée. Je termine ma visite par l’enregistrement de diverses données sur les documents techniques.

Le soir, en plus des tâches du matin, je contrôle les silos d’aliments et le niveau de gaz.

Avec quoi sont nourries vos volailles ?

Les animaux sont nourris avec un aliment 100 % végétal, adapté à chaque phase d’élevage des poulets.

Comment vous assurez vous de leur bien-être ?

Pour moi, le bien-être passe par une observation rigoureuse de mes animaux et une réactivité immédiate afin de corriger tout facteur pouvant entraîner une dégradation des conditions d’élevage. Mes leviers de correction sont :

  • L’adaptation des températures aux besoins des volailles ;
  • La maîtrise de l’hygrométrie (taux d’humidité dans l’air) ;
  • La surveillance des flux d’air ;
  • Le maintient d’une litière souple et sèche ;
  • La qualité de l’eau.

Que disent les gens qui viennent voir vos élevages ?

Les personnes qui visitent mon poulailler sont surprises par l’attention que j’apporte à mon élevage et étonnées que cela se fasse à la lumière naturelle et sur une litière de paille. La majeure partie des personnes pensent encore que l’on élève les poulets en « batterie ».

Quelles sont les évolutions du métier d’éleveur à travers les années ?

Cette année, cela fait 12 ans que je suis dans le métier. C’est une profession où l’on doit sans cesse évoluer et se remettre en cause pour pouvoir maintenir notre technicité. On doit s’adapter aux évolutions environnementales et législatives pour pouvoir fournir des poulets répondant aux nouvelles attentes des consommateurs.

Quelles améliorations sont en cours ?

Après avoir adhéré à la chartre sanitaire et environnementale du Groupe, nous venons de remplacer les rideaux du bâtiment et avons investi dans 2 canons aérotherme. Le but est de faire des économies sur la consommation de gaz, en maintenant le confort thermique des animaux.

Précédent Lire la suite