Témoignage de Christine Louveau, éleveur Doux depuis 1991


Christine Louveau, éleveur de poulet/dinde avec un élevage de 4000 m2, à Hercé (53- Mayenne).

Christine Louveau, éleveur Doux

Comment en êtes-vous venue à faire ce métier ?

Des amis avaient un élevage de poulets dans la Sarthe ; nous étions nous-mêmes apiculteurs et recherchions une autre production car l’élevage des abeilles commençait à poser problèmes.

Nos amis y arrivaient alors pourquoi pas nous ! Nous recherchions des revenus stables pour financer les études de nos trois enfants.

Après renseignement auprès de la Chambre d’Agriculture de la Mayenne, la production de poulet classique avec le Groupe Doux nous semblait la plus adaptée nous concernant.

Nous avons monté un premier bâtiment en 1991 et suite aux bonnes performances et l’intérêt pour cette production, nous avons construit 3 autres bâtiments au fil des années.

Qu’est-ce qui vous intéresse le plus dans votre quotidien ?

Aller voir mes poulets tous les jours, 3 fois par jour et voir leur évolution au jour le jour ; les voir passer de petit poussin tout jaune avec du duvet à un poulet avec des plumes blanches en fin de lot.

Racontez nous une journée type d’un éleveur ?

Vers 6h30/7h, je réalise un passage très sérieux dans tous les bâtiments en passant partout dans chaque bâtiment ; l’objectif est de vérifier l’évolution des consommations d’eau et d’aliment, les températures mini et maxi de la nuit, la direction du vent, le comportement des animaux. Ce passage tôt le matin me permet d’être réactive très rapidement en cas de soucis et d’avertir très vite mon technicien ou le vétérinaire pour respecter le bien-être des poulets. De plus, je règle lors de ce passage la hauteur des lignes d’abreuvement et d’alimentation.

Vers 10h30/11h, je refais une petite visite de chaque bâtiment en restant dans le sas sanitaire pour regarder le comportement de mes poulets et ceci me permet de régler la ventilation (si inconfort thermique par exemple). Vers 14 h30, je repasse à nouveau pour une petite visite de contrôle de chaque bâtiment.

Vers 17 h, j’effectue un passage à l’intérieur de chaque bâtiment, je règle le matériel, j’observe les animaux et je règle la ventilation.

Entre 19h et 20 h, je ferme les portes à clé et je vérifie les compteurs d’eau. La nuit, la surveillance des paramètres températures/eau se fait par alarme téléphonique et sonore en cas de problème.

Avec quoi sont nourries vos volailles ?

Un aliment 100% végétal à base de céréales, une eau de qualité, et de l’air naturel, indispensable à la bonne santé et la croissance de mes poulets.

Comment vous assurez vous de leur bien-être ?

Par le respect d’un très bon confort qui passe par plusieurs choses :

  • Une bonne literie c’est-à-dire une litière de paille bien broyée, sèche et chaude (dormir dans un lit de mauvaise qualité avec des draps sales n’est pas gage de santé, c’est pareil pour nos poussins) ;
  • Une préchauffe du poulailler 48 h à 72 heures avant l’arrivée de poussins pour avoir une température de litière satisfaisante ;
  • Pour permettre à nos poussins de bien démarrer dans la vie, il faut les choyer et les traiter comme un bébé à sa naissance ;
  • Une bonne gestion des températures tous les jours ;
  • Du matériel d’abreuvement et d’alimentation bien régler pour permettre aux animaux de s’alimenter correctement sans effort ou obstacle risquant de les blesser.
  • Le respect de la densité au m2 en fonction de la saison (de 19 à 21 poulets entre l’été et l’hiver) ;
  • L’apport de la lumière naturelle.

Que disent les gens qui viennent voir vos élevages ?

Les professionnels trouvent que l’endroit est propre, bien entretenu. Les « extérieurs » à la profession (enfants, amis … peu de gens peuvent y rentrer du fait des précautions sanitaires) sont étonnés et émerveillés de voir des petits poussins tout jaunes gambader dans le bâtiment : les poussins paraissent heureux ! Ils sont surpris de voir des poulets blancs avec crête rouge en fin de lot qui grattent la litière comme dans la cour de ferme de nos grands-parents !

En tant qu’éleveurs de poulets classiques, nous sommes très fiers de montrer nos poulets et nous en mangeons régulièrement : ils sont très bons !!

Quelles sont les évolutions du métier d’éleveur à travers les années ?

Parmi les évolutions, je citerais la qualité de l’aliment, le suivi technique de l’équipe Doux, le ramassage mécanisé, l’adaptation du matériel d’isolation (rideaux isolant / contexte énergétique), la brumisation haute pression permettant un confort de travail pour l’éleveur mais surtout pour le poulet et la maîtrise de la protection sanitaire de l’élevage via la Charte Sanitaire et Environnementale du Groupe Doux.

La gestion des effluents d’élevages en fait également partie avec la transformation du fumier en compost pour épandage (produit plus noble, revalorisé et sain, qui respecte de l’environnement).

Quelles améliorations sont en cours ?

Nous réfléchissons aux énergies renouvelables pour la production d’eau chaude afin d’économiser la facture énergie et avons demandé un devis pour l’installation de panneaux solaires.

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