Témoignage d'Eric Mathurin, éleveur Doux


Eric Mathurin, éleveur de poulet/dinde avec un élevage de 3600m2, à Allaire (56- Morbihan).

Eric Mathurin, éleveur Doux

Comment en êtes-vous venu à faire ce métier ?

Fils d’agriculteur, j’ai, dès mon plus jeune âge, pensé à être à mon tour éleveur.
Après avoir travaillé plusieurs années dans une usine agroalimentaire du Groupe Doux, j’ai décidé de construire mon premier élevage, tout en continuant à travailler à l’usine.
Après quelques années de double emploi, j’ai racheté un deuxième poulailler et pu arrêter de travailler à l’usine.
Avec l’expérience concluante de mes deux premiers élevages, j’ai dernièrement décidé de racheter un troisième bâtiment à un voisin.
Aujourd’hui, l’élevage de dindes et poulets m’emploie à plein temps.

Qu’est-ce qui vous intéresse le plus dans votre quotidien ?

La diversité du travail, depuis la mise en place au suivi des lots de dindes et de poulets ; de voir tous les jours l’évolution de la croissance des animaux jusqu’à leur maturité puis la préparation de l’élevage pour l’arrivée de nouveaux dindonneaux ou poussins.

Racontez nous une journée type ?

Le matin de bonne heure, je passe environ deux heures dans chaque élevage.
Premièrement, dans chaque sas sanitaire, je vérifie les températures, l’hygrométrie, l’ambiance du bâtiment, les consommations d’eau et d’aliment sur les boîtiers de contrôle.
Ensuite, dans l’élevage, un travail d’observation des animaux commence afin de vérifier la répartition des animaux, l’état de la litière et divers autres détails.
L’après-midi, je le consacre à refaire les litières et à entretenir le matériel.
Enfin, le soir, j’attache particulièrement de l’importance au chauffage et au réglage du matériel, surtout à celui des abreuvoirs en production dindes : en cas de fuite d’eau ou de température inadaptée, une alerte téléphonique est là pour nous prévenir.

Avec quoi sont nourries vos volailles ?

Les animaux sont nourris essentiellement aux céréales, minéraux, vitamines et acides aminés. L’aliment est en miettes au démarrage, puis en granulés quand les animaux sont plus gros.

Comment vous assurez-vous de leur bien-être ?

J’assure le bien-être des animaux en étant très vigilant sur :

  • la répartition des animaux ;
  • la qualité de l’ambiance ;
  • la qualité de la litière ;
  • le réglage du matériel, pour que les animaux ait une bonne accessibilité aux abreuvoirs et aux mangeoires.

Que disent les gens qui viennent voir vos élevages?

Les personnes qui viennent voir mon élevage sont surprises par la propreté des lieux, les barrières sanitaires et les tenues spécifiques à l’élevage.
Les gens sont aussi impressionnés par tous les paramètres que j’enregistre sur la fiche d’élevage (consommation d’eau et d’aliment, températures, hygrométrie, etc.). Généralement, les visiteurs ne pensent pas qu’il y a autant de travail pour élever de la volaille.

Quelles sont les évolutions du métier d’éleveur à travers les années ?

Avec les années, le travail a évolué surtout avec l’arrivée de nouveaux matériels.
Dernièrement, j’ai transformé un bâtiment «Louisiane» en bâtiment «dynamique» pour mieux maîtriser l’ambiance. J’ai aussi installé des nouvelles mangeoires pour simplifier le démarrage des animaux.

Quelles améliorations sont en cours ?

Nous avons isolé notre bâtiment «Louisiane» grâce à des rideaux isolants, changé les portails sur un autre bâtiment et installé un système de brumisation en cas de fortes chaleurs pour maintenir une température idéale pour les animaux et leur confort.

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